L’astrologie a fait l’objet de vives critiques au cours des siècles. 
 La première critique marquante de l’astrologie vient de l’astrologie elle-même : dans le « Tétrabiblos » (déjà évoqué), Ptolémée répond déjà à la critique centrale de l’astrologie, son lien avec le déterminisme, en affirmant : « Les astres inclinent mais n’obligent pas ». De même, il souligne l’importance de la situation de naissance du sujet (hérédité génétique et sociale) dans les interprétations. “Le ciel ne donne pas à l’homme ses habitudes, son histoire, son bonheur, ses enfants, sa richesse, sa femme… mais il façonne sa condition”. Ptolémée 
Cette vision déjà très moderne de l’astrologie n’a été que rarement suivie par ses successeurs, et le plus souvent ignorée de ses détracteurs. 
“Seuls les adversaires de l’astrologie sont restés ignorants du Tétrabiblos, continuant à porter sur cet art des critiques qui ne s’appliquent pas à la présentation que Ptolémée en a faite ou auxquelles il a précisément répondu”. 
Le pouvoir politique est régulièrement intervenu non pas tant contre l’astrologie “savante”, mais contre les pratiques astrologiques de charlatans abusant de la crédulité populaire ! 
Sous l’empire Romain, par exemple, les astrologues ont été mis hors là loi par décret ; 
Pour les philosophes des lumières, l’astrologie s’apparente ni plus ni moins à l’obscurantisme, dont ils veulent libérer l’humanité. C’est à dire qu’ils la considèrent comme l’exemple même de la superstition, de la croyance en des forces occultes et supérieures. 
Jusqu’à la fin du XXe siècle, en France, le Code Pénal comportait dans sa partie réglementaire l’article R-34 sanctionnant “les gens qui font métier de deviner ou de pronostiquer”. 
On peut néanmoins remarquer que la Loi sanctionne des pratiques et des faits, non des pensées: ces interdictions ne s’adressent pas à l’astrologie en tant que telle, mais aux troubles sociaux qu’entraînent les pratiques des charlatans qui s’appuient sur l’astrologie. En un sens, dans le domaine de l’astrologie, la loi ne sanctionne pas l’influence indue des astres, mais bien l’influence indue des astrologues. 
Et enfin, le relais de la critique a été pris par les théologiens, pour lesquels la doctrine astrologique met en danger la notion de responsabilité individuelle de l’homme face à ses actes. 
Pour le théologien, ce n’est pas l’idée que les astres puissent avoir une influence sur le comportement humain qui est en soi condamnable.  
Ce qui est “une abomination devant l’Eternel” (Dt 18:12) c’est d’accorder une importance absolue à cette éventuelle influence au point de suggérer que le destin “est écrit”, et donc que les hommes ne sont pas libres. 
A méditer …